CANDY CRUSH ou le dénominateur commun du MAL ABSOLU

candy

Candy crush, ce petit jeu coloré qui a l’air innocent, immaculé, candide, incapable de faire du mal.

MEFIEZ VOUS. Candy crush est en réalité LE MAL qui ravage nos sociétés. Pire qu’un cancer des testicules, pire que la varicelle à l’âge adulte, pire que le coca mentoss, pire qu’une pizza aux huîtres, pire que la vodka premier prix de Carrefour Discount, pire que la ligne 13 parisienne en heure de pointe, pire que se cogner le petit orteil contre la table basse, pire que le jeu vidéo de Bienvenue chez les Ch’tis, pire que Christine Boutin en tant que Présidente de la République, CANDY CRUSH. Le complot du siècle. Ce mal qui nous ronge et qui nous tue, doucement.

Enfin…

Qui vous tue, plus tôt.

Parce que je dois faire partie des rares personnes sur terre qui ne soit pas encore contaminée par ce virus malsain. Ma mère, ma meilleure amie, mon mec, ils font tous parti de la secte. Dans le métro, en soirée, à l’école, au bureau, Candy Crush est partout !!! J’ai peur moi, bordel. Sous des airs angéliques, Candy Crush me harcèle à tous les coins de rue.

Pitié, je vous en conjure, je vais finir par arrêter de manger des bonbons. Je vous en supplie à genoux: arrêtez de m’envoyer ces invitations de merde systématiques et incessantes de Candy Crush sur Facebook parce que je m’en fous royal et ça me gonfle mais à un tel point que j’ai envie de manger des chatons trop mignons.

Ceci dit, je vais vous démontrer maintenant pourquoi les Illuminatis sont des petits joueurs par rapport à Candy Crush et comment Candy Crush veut vous convertir en serviteurs chétifs du mal suite à l’implosion de votre lobe cérébral, lentement, mais surement :

  • Arrêtez Candy Crush est devenu aussi dur que d’arrêter de fumer.
  • Candy Crush va vous ruiner. Si si, un euro par ci, un euro par là. Et dans un mois il y aura un trou de 50 balles sur votre compte. Et la faute à qui? La faute à Candy Crush.
  • Emmanuel Guardiola, le concepteur de jeux vidéo au studio He Saw a dit: “Un jeu cherche toujours à manipuler le joueur mais là, la manipulation est vraiment au cœur du concept. Candy Crush crée de la frustration pour inciter le joueur à dépenser. Tout cela sur la base d’informations auquel il n’a pas accès cognitivement.” Donc voilà, je ne suis pas encore folle et je sais encore ce que je dit.
  • Candy Crush veut vous faire devenir fou. Je ne déconne pas. Voici la suite des déclarations du monsieur : “Les niveaux excessivement durs du jeu ne reposent pas sur le talent du joueur mais sur le caractère aléatoire de la répartition des bonbons. Pour réussir à les passer, il faut avoir la patience de les retenter quarante fois, ou acheter des bonus pour y parvenir plus vite.” 
  • Mais la combine va encore plus loin ! Lorsque t’as enfin ton putain de bonus, et que t’es entrain de misérer ta mère avec un pic super hard, soudain le jeu devient très étrangement simple comme bonjour. Et ce n’est pas le hasard, naaan, encore une sale et abjecte manipulation : “On appelle ça la rationalisation de la décision. C’est une manière de conforter le joueur dans l’achat du bonus qu’il vient d’acquérir.”
  • En plus de ça, CE N’EST MÊME PAS MIGNON, merde. Les graphismes sont laids et moi qui est la nana la plus culcul du monde à m’extasier devant des photos de bouffe et de petits animaux trop mignons et qui m’ingurgite une moitié de sachet de chamallows tous les soirs, là non quoi. Comparez à Angry birds, ça pour le coup, c’était marrant. Mais « Candy Crush Saga est conçu pour être une habitude et non un jeu« , selon Jamie Madigan, doctorant en psychologie. Tout s’explique. Je vous l’avait bien dit. C’est une D.R.O.G.U.E. Et la drogue c’est bie…mal.

drogue

  • Si vous pensiez que ça se finissait là, ET BEN NON. Pour l’historien du jeu vidéo Douglas Alves, Candy Crush est carrément discutable sur le plan de l’éthique car les joueurs, vous, mes pauvres candycrushomanes, ne savez pas que vous participez à un jeu d’argent. “Ce modèle de monétisation ne vient pas du monde du jeu vidéo mais des casinos. C’est comme lorsque l’on vous donne vingt crédits gratuitement pour jouer à la roulette, pour qu’une fois dans la partie vous finissiez par utiliser vos fonds propres.” Et la connexion avec Facebook ne ferait qu’accroître le procédé, sinon c’n’est pas drôle. “Au départ, si tu ne souhaites pas payer, tu as la possibilité de faire la promotion de Candy Crush auprès de tes amis en leur envoyant une invitation. Une fois bien avancé dans le jeu, les résultats de tes amis et la pression sociale générée finissent par te convaincre de dépenser de l’argent.” Cimer.

Et vous aurez beau jouer aux psys à me faire croire que je suis une nana déprimée qui broie du noir, que je ne vois que le négatif de ce pauvre jeu qui n’a rien demandé à personne, qu’il n’y a pas lui qui rend addict, que je critique mais que je n’y ai jamais joué et que DONC je ne sais pas ce que c’est. EN EFFET, tout ce que vous voudrez. Mais je n’ai pas envie de savoir et je ne tomberai pas dans le panneau. Parce que moi :

  • Je peux encore lire des livres pendant mon temps libre et non pas aligner des bonbons fluo qui n’ont même pas l’air appétissants. Vous savez quoi? Ces soit disant bonbons me font penser aux jelly beans de Bertie Bott’s dans Harry Potter. Ces trucs étranges qui peuvent parfois avoir le goût de cire d’oreille, chaussettes sales, épinards, savon, ketchup, vomi, rein… Voilà quoi.
  • Je n’ai pas de cauchemars de bonbons qui ne s’alignent pas comme je le veux. Pour moi tout va bien dans le meilleur des mondes, je rêve encore de licornes, de chatons, de bières et de pizzas.

reve

Oui, je pense que c’est tout à fait ça.

  • Je ne me suis pas créé un groupe d’amis Candy Crush auquel je parle uniquement pour qu’ils m’envoient des vies Candy Crush (riez si vous voulez, je connais réellement des gens qui ont des « candy crush friends« , et vous en faites peut être parti !)
  • Je ne m’énerve pas parce que j’ai filé des vies et des bonus à des personnes qui sont devant moi et qu’ils ne le méritaient pas.
  • Le chocolat n’est pas devenu mon ennemi fatal et je n’ai pas des envies de meurtre lorsqu’une tablette Milka croise ma route.
  • Je ne rate pas d’arrêts de métro parce que je suis en cours d’une partie chrono que je souhaiterais finir tranquilou.
  • Je n’ai pas développé des tocs de rangement où tout va par trois, toujours organisé, mais toujours par trois.
  • Je n’ai pas l’impression de faire partie d’une tribu.
  • Je ne pense pas que combiner deux boules multicolores est plus fort qu’un orgasme.

Le 11 Septembre, Katrina, le Tsunami, Fukushima, Megaupload et maintenant Candy Crush… l’apocalypse est proche, vous pouvez me croire.

Et pour finir, voici la bande annonce du prochain Trainspotting version Candy Crush.

Bon maintenant je vous laisse, j’imagine que vous avez mieux à faire. Genre finir votre partie de Candy Crush de merde.

MAIS JE VOUS PREVIENS, le prochain qui essaye de me convaincre de jouer à Candy Crush je lui fait bouffer ses godasses après les avoir trempées dans la Seine.

liam

Il parait que Chuck Norris regarde tous les soirs sous son lit s’il n’y a pas Liam. Mais moi je trouve que Liam est cool encore. Parce que moi je serais SANS PITIÉ.

avrill

Cordialement,

Sugar.

(Sources des citations : les Inrocks)

PS: Liam vient de m’envoyer un texto. Et il n’est pas content.

i'm liam

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