Game of Thrones ou La Foire du Trône : Pourquoi cette série et moi, ça fait trois

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La fantaisie, c’est pas mon truc. Mais à force d’être matraquée de conseils par mes copains et par mon petit ami, bien pensants, malgré eux totalement accros à ce que je considère TRÈS PERSONNELLEMENT comme un somnifère, je me lance dans l’aventure de regarder Game of Thrones, dans cette naïveté absolue de : les critiques sont très bonnes, ça doit quand même être intéressant. C’en est presque une fatale erreur. Alors nous allons en parler, de Game of Thrones. Non, je ne cultive pas de haine envers cette série que d’ailleurs, je regarde avec plaisir avec mon petit ami dans un pseudo but de divertissement (il adore, alors j’aime regarder avec lui), mais très franchement, je ne comprendrais jamais l’engouement et la sur-évaluation de ce (faux) Saint Graal des séries. Je vais vous expliquer pourquoi, et après vous pourrez me cracher dessus. 

Et je précise également, avant que quelqu’un ne lâche les chiens, que je n’ai pas lu les livres, et qu’ils sont probablement mille fois meilleurs ou pas que la série (je ne peux pas le savoir) et que ce que je jugerais par la suite ne se résume que strictement à ce que j’ai vu dans la série Game of Thrones de la saison 1 à la 4. Ni plus, ni moins.

Cet article contient du SPOIL. Pas beaucoup, mais quand même un peu. 

  • Du soap-opéra.

Game of Thrones, c’est du soap. Comme Plus Belle la Vie, sisi. Alors c’est du soap de luxe, certes, mais c’est du soap. Trahisons familiales ? Check. Trahisons politiques ? Check (et encore, franchement, pour une série qui ne parle que de personnages et d’engrenages politiques, il n’est strictement jamais ou quasi jamais question de politique. Il n’y a que weshc’estmoil’héritierlégitimeallezvousfairefoutretienscoupezluilatêteàceluilà ou encore leblondinetavecunetêtequifaitpeurmepètelesballochesmaisj’suisquandmêmeunlècheculparcequejetiensàmatête). Vielles alliances ? Check. Vieux ennemis ? Check. Des intrigues de coeur ? Check. Zéro fond, nada, rien, que dalle, jamais ? Check. (Et non lepouvoirc’estduuurdel’avoirfautêtreunconnard n’est pas du « fond », sinon, ça devient vite très pauvre)

  • Clichés et lenteurs scénaristiques, on en parle ?

Oui, parlons scénario. Personnellement, je trouve qu’il n’y a rien de bien transcendant une fois passé l’univers, les personnages, et la trame suscités. Ça aurait pu être génial, mais non. Une écriture maladroite (et parfois à la limite de l’insipide, mais oui, ce n’est encore que mon avis personnel puisque c’est MOI qui écris) qui multiplie les cliffhangers de spectacle de fin d’année d’école primaire ? Ça y ressemble.

Mais analysons ce point.

Game of Thrones se rate, à mon avis, en conservant les pires manies des grosses productions. Tout d’abord, la série n’égratigne pas vraiment le manichéisme habituel de ce genre de récits. En gros, on en met plein la gueule aux gentils. Et pour le reste, même s’il faut accorder que tous les personnages sont stratèges, on retrouve quand même le bon vieux dégradé stéréotypé qui va du vice à la vertu : On a les vrais machiavéliens prêt au pire par intérêt (Tywin) et on a les connards sadiques psychotiques (Joffrey) : Voici le camp du mal.

En face, on a le camp Ihaveadream (Danerys), les rigolos gentils (Tyrion) et les gentils tout pleins d’honneur et de valeurs (les Stark). Puis après on a les faux méchants (du genre Jaime Lannister, un des personnages les plus intéressants, à mon humble avis, car incernable et finalement assez mystérieux).

Certains de ces personnages sont donc très bien écrits et fascinants (je pense aux Lannister et à Arya) d’autres sont vides et sans profondeur et on se demande sérieusement ce qu’ils foutent là. Par exemple, Daenerys pourrait être un personnage de FO-LIE : elle est belle, elle est bonne, elle a une histoire de ouf, elle a du caractère. MAIS elle n’avance jaaamaaais… la lenteur extrême de son évolution me fait pâlir. J’ai envie de lui mettre des claques et de lui crier dessus : MAIS BOUUUUUGE PUTAIN BOUUUUGE !!!

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Bon, autrement, il n’en demeure pas moins deux choses positives dans l’écriture des personnages et c’est que d’un côté ils sont tous très reconnaissables, et on ne s’y perd jamais, et d’un autre, c’est que les vertueux et les vicieux peuplent quasiment chaque camp, ce qui interdit au spectateur de véritablement en choisir un. C’est intéressant. OUI, JE LE RECONNAIS. On lance les spectateurs sur des fausses pistes et on offre des twists qui prennent aux tripes le spectateur.

largeEnfin… qui les prennent une fois et allez, éventuellement deux fois, mais après… mais après on a compris. Voilà le problème. On a pigé que les persos principaux pouvaient crever impunément. Ne s’attachant à personne, ne s’identifiant à personne, les twists ne sont plus aussi puissants. Donc le principe du scénario, c’est de montrer des méchants qui font des trucs de méchants. Sauf qu’on ne peux pas répéter deux fois le même truc de méchant, il faut aller plus loin. Mais quand on attaque sur l’infanticide, le viol et l’inceste dès la première saison, c’est dur de faire pire. La surenchère fonctionne donc une saison, peut être deux, mais après faut arrêter. Et ça, je crois qu’ils n’ont pas compris.

large-9Je n’ai pu m’en empêcher 😀 

Mais le pire, c’est vraiment les tics narratifs repris à Hollywood : on nous ressert les violons dans de nombreuses scènes voulues émouvantes, genre les multiples témoignages bateau d’allégeance énamourés et héroïques autour de Daenerys, qui un épisode sur trois déclare fièrement son statut de reine, comme si on avait pas pigé, devant une foule tremblotante de témoins de Jéhovah pleurant de joie. On a également droit a des dialogues surfaits où des mecs discutent d’un air pénétré de trucs qui ne nous touchent pas, a des discours ténébreux et lourdement éloquents comme si les protagonistes avaient conscience de déclamer leur texte sur le plancher d’un théâtre, ainsi qu’une grosse dose de volonté grandiloquente à en faire pleurer…

Sincèrement, de la subversion grand public et des anti-héros à la mèche dans le vent, cela vous suffit ?

  • C’que c’est long.

Pourquoi, sans déconner, pourquoi c’est long comme ça ? Rien ne justifie une heure par épisode, rien, RIEN, la vie de moi. La tension monte un peu parfois, un peu de suspens nous tient en haleine, cependant, le retour à la lassitude revient au galop car voilà un énième deus ex machina qui casse toute la (longue) mise en place préalable.

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  • Une réalisation euh… médiocre. (Je sais que je suis méchante, mais je le dois).

Les moyens déployés, je n’en ai rien à carrer. Mais la réalisation… elle me outre des fois. Avec un tel univers, des choses incroyables pourraient être crées, et non, c’est fade. En dehors de deux trois plans pas mal par-ci par-là, le reste est esthétiquement plat. Il y a peut être du fond, mais aucune forme. Aucune mélancolie, ni contemplation, ni rêve. J’aurais voulu des châteaux de folie, au lieu de ça on a Les Mille et Une Nuits en carton à Port Réal. Imaginez une série d’heroic-fantasy dans les Pyrénées, où tout le monde aurait l’accent du sud-ouest. Rien de tel pour un voyage dans une autre dimension.

Puis, en dehors des décors et des costumes parfois vraiment cheaps, les plans sont longs, des corps fixes parlent trop longtemps, le filtre bleu dès que l’on passe dans le nord est assez dégueulasse, les paysages irlandais se ressemblent tous très vite, certains acteurs sont à côté de la plaque, et les plans nichons, sans déconner, on en parle ? Et ben allons-y, parlons de ces deux derniers points.

Quand on est à côté d’excellents acteurs comme Peter Dinklage, Nikolaj Coster-Waldau ou Jack Gleason, qu’est ce que viennent faire une Emilia Clarke qui est crédible une fois sur deux (oui, d’accord, comme je disais tout à l’heure elle est bonne, mais il lui manque vraiment quelque chose pour être crédible), une Hannah Murray (cette géniale Cassie dans la série Skins) plus que fadasse, ou un Kit Harrington qu’interprète avec un fatalisme désarmant son personnage Jon Snow, qu’est déjà assez catastrophique en soit ? Je vous jure que parfois, la caméra peut revenir sur lui trois fois d’affilé sans qu’il ait bougé le plus petit muscle de son visage. Pauvre Kitty.

Ensuite, voilà, surtout dans la première saison, il y a, à mon goût, un taux de cul très élevé et injustifié. Surtout de levrettes, parce que ouh là là, le moyen âge ce n’est pas pour les pédés, comme j’ai souvent entendu. Donc la reine se tape son frère jumeaux parce que le roi ne la baise plus, et pendant ce temps les vrais prétendants au trône, en exil, veulent vengeance. Une grande aventure ? Non, montrons plutôt un frère barge prêt à donner sa soeur à, je cite, « 40000 hommes et leurs chevaux si ça pouvait me construire une armée». Donc la pauvre Daenerys revient à un chef de tribu barbare qui la prend en levrette, évidemment, et au bout de quelques levrettes, évidemment, elle se transforme en super amazone trop ballèze. Puis les scènes lesbiennes. Non mais lolilol. Et ne m’argumentez pas que je suis de mauvaise foi en sortant la carte de la scène gay. Vous y avez cru vous, a deux hommes entrain de s’épiler le torse ? Enfin, j’imagine que c’est déjà assez dégoutant pour le public ciblé (vous l’aurez compris, tant de scènes de sexe ne sont pas là de façon anodine, la série vise surtout un public masculin. Ps : non, nous les filles nous ne sommes pas forcément excitées par des muscles saillants et un bouc avec un petit noeud au bout). Bien évidemment la fellation est à peine suggérée alors que l’on s’éternise sur les scènes lesbiennes. Mais bon, d’accord, disons que c’est un choix. Disons qu’entre deux intrigues politiques, quelques levrettes carabinées soulagent l’esprit.

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Seulement j’ai envie de vous demander, où est, à mon grand désespoir, la complexité des rapports ? Car ça sent le… soap avec un martini sous le soleil de Mexico mis amigos. On vous promet du fantastique et de l’épique et on vous fidélise à base d’assauts rectaux, de péta…nanas en cosplay médiéval et de têtes tranchées entre deux blabla ?

Vous me direz que c’est une série qui baigne dans la testostérone, dans l’ultra violence, dans le poisseux et le crade et que biensur, c’est pour ça que vous la regardez. Mais euh, non, je pourrais vous en citer des séries qui reproduisent à la perfection des ambiances glauques et poisseuses. Avez vous vu True Detective ? C’est une série qui n’a rien à voir de chez rien à voir avec GOT, MAIS qui, elle, transpire le crade par tous ses pores, et qui est d’une excellente réalisation. Game of Thrones est, et rangez moi tout de suite toutes ces machettes, du foutre cathodique putassier, racoleur, et gratuit.

Ouais, peut être que sur le papier ça ressemble à ça, mais en réalité les mecs sont trop propres sur eux, tout le monde  a l’air d’avoir 15 ans (en particulier les filles qui se font prendre en levrette), et le roi du monde est un gosse à qui ne lui manquent plus que des bagues dentaires pour ressembler au gamin de mon voisin… et même si l’acteur est génial, j’ai vu plus poisseux dans la vie.

Et j’aimerais aussi savoir quel genre de dégénéré il faut être pour commander à un enfant de dix ans de sucer le téton d’une femme de quarante. Vraiment. M’enfin.

  • Le concept de vendre du rêve et de t’arnaquer après

Le premier épisode commence avec des zombies. J’ai aimé.

Fin de la saison trois : le frère Baratheon reçoit un papier qui lui dit : les zombies arrivent.

Putain mais moi j’suis au courant depuis les premiers minutes de la série mec. Et j’ai attendu quatre saisons pour les revoir. Mais c’est tellement plus intéressant une succession sans fin d’alliance-levrette-trahison-sodomie-alliance-lesbianisme-lolundragon-bordel-trahison-nanisme-kidnapping-sucemabite-alliance-lolenfaitnonsurprise-levrette-yoloswag.

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  • En dehors d’être long (à l’image de la série), le générique se fout de ta gueule

La plus grosse arnaque de cette série, je crois que c’est quand même le générique : fort bien réalisé et esthétique, on voit se construire un univers avec ses paysages, ses villes, quelques trouvailles même. On se dit cool! un joli monde à découvrir, oh ! j’aimerais bien voir cet endroit, tiens qu’est-ce qu’il va se passer ici ?. Bah je vais te dire ce qu’il va se passer : que dalle, connard. Ils vont juste parler et baiser et se taper, et quelque fois marcher si t’as de la chance. Le paysage on s’en tamponne, les lieux c’est juste pour faire genre les gens ne vivent pas tous au même endroit, la carte tu te la fous dans le nez. Tu t’es cru dans un RPG ? C’est pas l’office du tourisme, si tu veux un truc qui fait rêver t’as qu’à regarder Daenerys se faire prendre en levrette, évidemment.

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Je suis peut être un peu dure, mais pour toutes ces raisons, je maintiens que Game of Thrones n’est qu’une série quelconque hype (t’as vu la dernière saison de GOT ? – Non, je ne regarde pas – Oh-my-god ! Quoi ? Tu n’as jamais vu Game of ? Ma pauvre chewrie, t’as raté ta vie) et sur-estimée. Elle est peut être inhabituelle (et encore, c’est encore un autre sujet à débattre) et elle peut être divertissante, mais ça, ça dépend des saisons parce que pendant la saison 2 j’ai failli envoyer une lettre de réclamation à mon mec en lui demandant s’il ne se foutait pas un peu de ma gueule, tellement c’était interminable. La saison 4 est déjà un peu plus sympathique, il faut le reconnaître. Et je regarderais la saison 5, parce que je suis maso, déjà, et parce que je me dis que cette dernière saison avait relevé le niveau et que peut être, oui, peut être, la saison 5 aura quelque chose de vraiment chouette à offrir.

Mais je vous promets que lorsque je demande à un fan pourquoi la série est un phénomène, même lui ne sait m’expliquer. Ce que j’en retiendrais surtout dans sa globalité, c’est l’absence de rythme, l’évolution inexistante des personnages, et le potentiel gâché parce que franchement, Game of Thrones partait avec des avantages non négligeables : un sujet en or, une intrigue aux petits oignons, certains acteurs qui n’ont plus rien à prouver, le soutien d’HBO (la chaîne ayant produit les meilleures séries des années 2000)…

La prochaine fois, je regarderais un porno-fantasy.

Allé, bisous.

Sugar.

Ps:
large-17 W T F ?

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6 commentaires

  1. Tu n’as pas du tomber sur des fans très combatifs alors ! 😀

    La plupart de tes critiques sont recevables, et je ne vais pas répondre point par point (quoique je sois tenté), parce que ce serait fastidieux et probablement sans grand intérêt. Il y a par contre une chose qui me fait vraiment parce que cela me semble, et de manière assez incontestable, objectivement faux : la prétendue absence de fond.

    Il y a quantité de choses intéressantes à dire sur Game of Thrones. Et même s’il est trop tôt pour le dire alors qu’il reste encore trois saisons (normalement), le propos central de la série me semble être le passage à l’age adulte, compris comme celui de la responsabilité (avec tout ce que cela implique comme sacrifices). Ce passage concerne aussi bien des enfants qui le deviennent que des adultes qui sont, au fond, toujours des enfants. Il est douloureux et la plupart des personnages n’arrivent pas à l’accomplir.

    Les morts (en tout cas, celles des personnages principaux) ne sont jamais gratuites, mais sont toujours la conséquence du fait que les personnages n’assument pas leurs responsabilités et cèdent à leurs passions au mépris de leur devoir.

    énormes spoilers (saisons 1 à 4) à partir de là

    Ned Stark est un idéaliste bisounours. A la mort de Robert, il a moyen d’éviter la guerre en soutenant Joffrey ou Renly. Mais cela lui demanderait de mentir, de s’allier avec ceux qui ont estropié son fils, bref de faire des compromis que sa vision du monde n’accepte pas.

    Tyrion ne se mêle pas de politique au début de la série. Il est intelligent, rusé et a un bon fond, mais c’est encore un adolescent, il ne pense qu’à boire, baiser et faire des blagues. Lorsque son père lui donne enfin l’opportunité de montrer ce dont il est capable, il fréquente une prostitué, nomme un mercenaire à la tête du Guet (ce qui, aux yeux du spectateur est très « cool », mais témoigne en réalité d’une immaturité politique) et passe son temps à intriguer contre sa sœur. Il mène une sortie sans casque contre l’assaut de Stannis, mettant sa vie en danger… Il refuse d’engrosser Sansa, etc. Bref, c’est assez amusant d’ailleurs que le personnage le plus aimé de la série soit aussi un des plus immatures quand on le regarde de près.

    Jaime est aussi un ado tardif. Au début de la série, c’est un impulsif qui fait ce qui lui plaît sans se soucier des conséquences. C’est seulement à partir du moment où il se fait couper la main qu’il commence à changer (grâce à l’influence de Brienne aussi).

    Bran, Arya, c’est assez transparent. Robb aussi : son mariage avec Talisa = il prend des risques énormes, simplement parce qu’il est « amoureux » – étant donné sa position, il n’en avait absolument pas le droit, c’est une décision qui repose sur un caprice d’enfant.

    Même Tywin qui, dans les trois premières saisons, apparaît comme l’homme d’État par excellence, un vrai adulte, dérape complètement en saison 4 lorsqu’il se sert, assez visiblement (mais probablement de manière plus ou moins consciente pour lui), du meurtre de Joffrey pour se débarrasser de Tyrion (qu’il a toujours détesté, mais qu’il n’a pas tué à la naissance par DEVOIR, malgré la honte d’avoir un nain pour fils) – ce qui causera sa perte (avec le fait de coucher avec l’ex de son fils, acte complètement gratuit et passionnel s’il en est^^).

    Et je pourrais continuer longtemps : Sansa, Cercei, Theon, Littelfinger… Tout ça pour essayer de te montrer (et à tes lecteurs), que Game of Thrones n’est pas une série simplement divertissante, mais qu’elle a un fond, un propos réel. Et la lecture que je viens de proposer n’est qu’une piste parmi d’autres, d’autres angles d’attaque sont certainement envisageables. Alors oui GoT est cheap, assez banale dans sa réalisation, a des difficultés à gérer la densité et le caractère éclaté de son intrigue (rythme bancal) MAIS ce n’est pas pour autant qu’elle a rien à dire, et le croire c’est vraiment s’arrêter à la surface sans chercher à creuser… D’ailleurs, si je puis me permettre une petite pique pour conclure, le parallèle avec True Detective est intéressant, puisqu’on a là une sorte de miroir inversé :une série audacieuse et formellement magnifique, mais terriblement vide^^

  2. Cela me fait plaisir de lire une réponse aussi constructive 🙂
    Néanmoins ce que tu décris par là ne sont pas, à mon humble avis, des actes enfantins mais des erreurs d’ordre humain, des fautes, contresens, maladresses, bêtises et méprises caractéristiques de ce bien bon être humain. Et il est triste à ce moment là de s’apercevoir que cela est plus une forme qu’un fond. Et si l’on imagine que cela reste un fond, nous constaterons avec affliction que 80 pour cent des séries partagent alors ce même fond…
    Après, bien évidemment, cela reste subjectif ! Ainsi que mon avis sur True Detective, que je trouve non seulement sublime, mais également loin d’être dénoué de fond, puisque il est question d’un traitement très particulier de la perdition humaine, de la dualité bien/mal-espoir/ruine (difficile à définir par les mots) ainsi que de la misanthropie….

  3. […] Dans ce trailer on découvre Ser Davos protéger le corps, à priori sans vie, de Jean Neige aka Jon Snow. Ayant horreur de son personnage, je m’étais réjouie de sa mort (Machiavel si tu m’entends), mais de rumeurs abstraites indiqueraient qu’il ne faut avoir aucune certitude. Le suspens est bien tenu par la série, la suite des événements le concernant est totalement filtrée. À lire : Game of Thrones ou la Foire du Trône : Pourquoi cette série et moi, ça fait trois […]

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