La suite d’Orange Mécanique existe

C’est inédit et c’est vachement cool : Plus de 50 ans plus tard, une suite d’Orange Mécanique a été retrouvé ! Il se trouve que Anthony Burgess, l’auteur du livre Orange Mécanique sorti en 1962 (oui oui, c’était un bouquin avant que Kubrick l’adapte au ciné !) avait tranquillement commencé à rédiger les grandes lignes d’une éventuelle séquelle.

orange méca

C’est Andrew Biswell, son biographe, qui a retrouvé la suite du roman dans les archives de l’auteur pendant qu’il se la jouait farniente dans sa maison à Bracciano, près de Rome. Nous parlons de pas moins de 200 pages de notes et la trame principale d’un manuscrit inachevé à la découverte de la controverse du film de Stanley Kubrick qui avait rendu l’ouvrage populaire !

Vous le savez, Orange Mécanique raconte l’histoire du jeune Alex, un violeur, voleur et tueur aguerri enrôlé dans un programme anti-violence en prison. Satire de la société moderne, le classique avait marqué nos mémoires de par sa violence et le côté ultra malsain des droogies mais aussi de par sa beauté et la réflexion qu’il suscitait.

orange méca 2

Fort en émotions, le film créa de multiples scandales. Pour commencer, une série de crimes inspirés de l’oeuvre frappa l’Angleterre et le réalisateur fut accusé d’avoir fait l’apologie de la violence.

Ensuite, il indigna les mentalités de l’époque à un tel point ou Stan reçu de nombreuses menaces dans sa boîte aux lettres et fini par se sentir obligé de demander à la Warner de retirer son film des salles de cinéma, en dépit de son grand succès (et vu la légende sur son caractère de merde et sur son obstination à tout épreuve, ça vous donne une idée d’à quel point ça a du être chaud patate).

De quoi inspirer Antho qui, bien conscient d’avoir traumatisé de nombreux lecteurs, n’aurait pas hésité à écrire la suite en revenant sur cette situation plus que craignosse tout en dépeignant les dangers de la technologie et de la culture visuelle, notamment dans les salles obscures et à la télé, à cette époque là en plein boom des familles.

Le roman non-fictif serait donc à la fois une réflexion philosophique et une autobiographie.

Andrew Boswell confia que le manuscrit offre « un éclairage nouveau sur l’œuvre de Burgess, mais également de Kubrick, ainsi que la controverse qui entoure ce roman notoire ».

Et dans tout ça, il a aussi totalement répondu à la question que tout le monde se pose mais que personne n’ose demander, à savoir si on pourra un jour voir de quoi il s’agit, à l’écrit comme à l’écran :

« En théorie, ce serait possible d’éditer une version publiable de The Clockwork Condition. Il y a assez de matériel dans ces brouillons et ces notes pour donner une impression claire et raisonnable de ce qu’aurait pu devenir ce livre inachevé. « 

Avouez que ça aurait de la gueule de retrouver cette bande traumatisante d’enfoirés du turfu dans le contexte houleux de ce qu’ils ont inspiré au grand public.

Et pour votre plus grand plaisir,  sachez que les notes répondent a une autre question existentielle : mais d’où vient le nom de son livre iconique ? Eh bien dans cette suite, l’auteur raconte qu’il a entendu cette expression pour la première fois en 1945 : « Elle est énervée comme une orange mécanique. » D’accord.

orange
Enervée. Orange. Mécanique. 

Maintenant vous savez tout.

Patience.

Sugar

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